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AS/400 · iSeries · IBM i

IBM i, le système qui fait tourner l'économie en coulisses

Vous ne le voyez jamais, mais il est là quand vous passez en caisse, recevez un colis ou êtes remboursé par votre mutuelle. Héritier de l'AS/400, IBM i fait tourner les applications critiques de milliers d'entreprises, et elles cherchent des développeurs pour les faire évoluer.

1988naissance de l'AS/400
35+ans de compatibilité ascendante
7.6dernière version, sortie en 2025
1système tout intégré : OS, base, sécurité

C'est quoi, concrètement ?

IBM i est le système d'exploitation des serveurs IBM Power. C'est la version actuelle de l'AS/400 lancé en 1988 : même philosophie, mais un matériel et des outils d'aujourd'hui.

Sa particularité : tout est intégré. Système, base de données DB2 for i, sécurité, gestion des travaux, impressions et sauvegardes forment un seul produit, conçu d'un bloc. On y développe historiquement en RPG, COBOL et CL, et de plus en plus en SQL, Java, Python ou Node.js.

À ne pas confondre avec le mainframe (IBM Z, z/OS) : IBM i est une autre plateforme, conçue à l'origine pour les entreprises de taille moyenne et les sites de production.

  1. 1988
    AS/400 IBM lance l'Application System/400, héritier des System/36 et System/38.
  2. 2000
    iSeries La gamme est renommée et s'ouvre à Internet, Java et au Web.
  3. 2004
    i5/OS Le système passe sur processeurs POWER5 et adopte un nouveau nom.
  4. 2008
    IBM i Le système devient IBM i et tourne sur les serveurs IBM Power.
  5. 2022
    IBM i 7.5 Nouvelle version majeure : sécurité, SQL et open source renforcés.
  6. 2025
    IBM i 7.6 Dernière version en date, sur les serveurs Power10 et suivants.

Pourquoi tant d'entreprises l'utilisent encore

Ce n'est pas de l'inertie : c'est un choix rationnel, pour six raisons.

Une fiabilité hors norme

Des serveurs IBM i tournent des mois, voire des années, sans redémarrage imprévu. Quand la prise de commandes, la paie ou la gestion des stocks ne peuvent pas s'arrêter, cette disponibilité vaut de l'or.

Des programmes qui ne vieillissent pas

Les applications ne parlent pas directement au matériel mais à une couche d'abstraction (TIMI). Résultat : un programme écrit il y a trente ans fonctionne encore sur un serveur Power neuf, sans être réécrit.

La base de données intégrée

DB2 for i fait partie du système : pas de serveur de base à installer, à patcher ni à licencier à part. Le système gère lui-même le stockage, les index et une bonne partie du réglage des performances.

Une sécurité par conception

Tout est objet, typé et protégé par des autorisations fines. Cette architecture, très différente de Windows ou de Linux, est très peu ciblée par les logiciels malveillants grand public.

Un coût d'exploitation réduit

Base de données, sécurité, sauvegarde, planification des travaux : tout est livré et intégré. Une petite équipe suffit souvent à exploiter un système qui sert des milliers d'utilisateurs.

Des décennies de savoir-faire métier

Les règles de gestion de l'entreprise (tarifs, remises, paie, logistique) sont codées dans ces applications. Les réécrire ailleurs est long, coûteux et risqué : les moderniser sur place est souvent le choix le plus sûr.

Qui l'utilise ?

Partout où il faut traiter beaucoup de transactions, sans erreur et sans interruption.

Banque et assurance
Distribution et négoce
Logistique et transport
Industrie
Santé et mutuelles
Services et administrations

Loin de l'écran vert

L'image du vieux terminal 5250 colle à la peau d'IBM i, mais on y travaille aujourd'hui comme sur n'importe quelle plateforme moderne.

RPG « full free »

Le RPG d'aujourd'hui s'écrit en format libre, avec procédures, modules et structures de données modernes.

SQL partout

SQL embarqué, procédures stockées, JSON, services système interrogeables en SQL.

VS Code

L'extension Code for IBM i remplace l'écran vert pour éditer, compiler et déboguer.

Git et CI/CD

Sources versionnées, revues de code, déploiements automatisés.

Open source

Python, Node.js, PHP ou Java tournent nativement à côté du RPG.

API REST

Les programmes existants sont exposés en services web et branchés au reste du SI.

Un métier recherché

Beaucoup de développeurs RPG et COBOL formés dans les années 1980-1990 partent à la retraite, alors que les applications qu'ils ont construites restent au cœur des entreprises.

Résultat : les profils IBM i sont rares et recherchés, du développeur junior formé en reconversion à l'expert capable de moderniser un patrimoine applicatif.

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Questions fréquentes

L'AS/400 existe-t-il encore ?

Oui, sous un autre nom. L'AS/400 est devenu iSeries, puis System i, puis IBM i. Le système tourne aujourd'hui sur les serveurs IBM Power, et les applications écrites pour l'AS/400 y fonctionnent toujours.

IBM i, est-ce un mainframe ?

Non. Le mainframe d'IBM est la gamme IBM Z (système z/OS). IBM i est une plateforme distincte, installée sur les serveurs IBM Power, souvent chez des entreprises de taille moyenne comme chez de grands groupes.

Quel langage apprendre pour travailler sur IBM i ?

Le RPG, surtout dans sa forme moderne « full free », est le langage le plus demandé, avec le SQL (DB2 for i) et le CL pour l'automatisation. Le COBOL reste présent dans certains secteurs, et Java, Python ou PHP servent aux couches web.

IBM i va-t-il disparaître ?

IBM continue de publier de nouvelles versions (7.5 en 2022, 7.6 en 2025) et une feuille de route pluriannuelle pour IBM i et les serveurs Power. Les entreprises qui l'utilisent y font tourner des applications critiques qu'elles modernisent plutôt que de les remplacer.

Peut-on se reconvertir vers IBM i ?

Oui. Les profils sont rares, si bien que de nombreuses entreprises et ESN recrutent des développeurs venus d'autres langages et les forment au RPG et à DB2 for i.